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Remerciements :

Devoir de M.POULVELARIE Henri, ce document en partie ici retranscrit a été gracieusement prété à la  Mairie de Forgès par Bernadette POULVELARIE.


Forgès

Petite commune 1000 hectares 87 ares 20 centiares. Population 605 habitants, distance du chef-lieu de canton 10 kilomètres.Blotti aux pieds de verts coteaux et légèrement incliné vers le sud, le bourg de Forgés occupe à peu prés l’extrémité septentrionale du séduisant vallon de la Souvigne. La route qui le traverse ( d’Argentat à Tulle ) en plaine jusqu'à lui, ne tarde pas à s’élever vers Les Jordes. Elle offre dans le bourg deux lignes d’habitations d’un aspect agréable et coquet. Ces maisons sont neuves pour la plupart.Un chemin de fer d’intérêt local passe par Forgés, longeant la route nationale qu’il ne tarde pas à quitter à quelques centaines de mètres du bourg.

Historique

Nous ne connaissons pas d’année précise où ce soit effectuée la formation de Forgés. Mais on peut selon certaines preuves démontrer que Forgés et ses environs sont peuplés depuis très longtemps.

Vers la fin de 1928 monsieur Gimazane  propriétaire d’une parcelle de terre au hameau de Freyssinge (commune de Forgés )en bordure de la route reliant Lagarde à Forgés eut besoin de niveler une butte de terre qu’on appelait dans le pays « le château de terre" la tradition contait qu’un général y était enterré avec ses trésors.
Cette butte constituait un tumulus de dimensions encore importantes 35 mètres de longueur et 15 mètres de largeur et 3 m 50 de hauteur. La forme en était ovale et le grand axe à peu prés sur la ligne nord-sud .
Les premiers travaux furent signalés à M. chassaing instituteur à saint chamant qui donna au propriétaire les conseils indispensables après avoir examiné les résultats de la fouille.
Quelques mois plus tard dans l’été 1929 les travaux furent repris et 1/3 du tumulus fut enlevé ; on alla jusqu’à l’aire qui était parsemé de charbon . Grâce aux visites et à l’enquête de Monsieur Chassaing on peut apporter des remarques intéressantes.
1 – il existe autour du tumulus un mur qui a 0 m 80 de hauteur et à peu près autant  d’épaisseur. Il  ne s’agit pas d’un cordon de pierres planté ou posé sur l’aire comme on l’a signalé dans d’autres tumulus, mais d’un mur qui bien que construit grossièrement a une sorte de parement vers l’extérieur et va en talus vers l’intérieur.
2 – La masse du tumulus est faite de pierres rapportées et jetées sans ordre ni continuité.
3 – Dans ces matériaux existes deux petits murs en pierres sèches comme le mur périphérique et qui se coupent en équerre. Très vraisemblablement  il se continue dans la partie non fouillée, et traversant le tumulus en suivant à peu prés les deux axes.
4- Au-dessous de l’aire du tumulus, on a découvert  trois fosses à incinérations sur lesquelles nous pouvons donner les précisions suivantes.
A/ Fosse ovoïde, ou, si l’on préfère, l’ovoïde étant  tronqué au sommet, fosse en forme d’oule : diamètre de l’ouverture 1 m, profondeur 1 m 30.grand diamètre en largeur 1 m 20 ; fond concave (assez semblable à un parapluie ouvert et renversé )terre noirâtre, charbonneuse mais sans objet discernable.
B/ Autre fosse en forme d’ oule, plus petite que la précédente : profondeur 1 m diamètre dans sa plus grande largeur prés de 1 m 10 .Contenu : pierrailles semblant disposées pour constituer une sorte de dallage . Puis dans une terre noirâtre et onctueuse débris d’os d’animaux, dents, tessons de poteries.
C/Une troisième, fosse moins profonde et à fond plat plutôt cylindrique qu’ollaire ; terre noirâtre et charbonneuse avec menus débris d’os calcinés et un morceau de fer.
On a remarque que les pierres étaient en grande quantité lorsqu’on arrivait au niveau de ces fosses.
En cherchant dans les déblais, monsieur Chassaing a trouvé de nombreux tessons de poteries grossières, noirâtre et enfumes dont un fragment de rebord de col pouvant provenir d’une urne dont l’ouverture aurait environ 0 m 20 de diamètre. Un tesson de couleur rouge clair présente une gorge légère et quelques incisions obliques, longues de 0 m 008 à 0 m 012 et faites avec une pointe mousse en bois. Deux autres tessons, l’un rouge clair et l’autre gris portent une rangée de points triangulaires légèrement marqués.
Les  déblais ont encore donnés deux fusaïoles en terre cuite. L’une de couleur rouge clair en argile maigre et micacée, a une forme ronde un peu irrégulière épaisse 0m012 ~ 0m013 . Elle a 0m040 ~ 0m041 de diamètre. Le trou central a un diamètre de 0m 010sur une face mais de 0m013 sur l’autre et par conséquent tend à être tronconique. Cette fusaïole n’a aucun ornement.
L’autre par contre est très remarquable. La substance en est de couleur brune (chocolat clair ) et pâte grasse mais légère car le poids est seulement de 26 grammes. Epaisseur 0m016~0m017 largeur 0m031 trou central 0m009 et 0m010 de diamètre. Les deux faces sont semblables et dénotent un travail de moulage assez habile. Les deux axes portent deux petites gorges circulaires et concentriques. Entre ces deux sillons sont disposées deux lignes de points en creux concentriques ; on y compte 31 et 28 points. Tout le pourtour est couvert également de petits points sur 6 rangs avec un alignement diagonal. En quatre endroits qui sont les points cardinaux du peson on voit un groupe de points plus larges et plus profonds placés en losange.
« Cet objet paraît très remarquable », dit monsieur Chassaing tant la différence est forte avec les fusaïoles ordinaires. L’appellation de peson à fuseau pourrait mieux convenir. Cependant il me parait encore plus plausible de voir dans cette jolie pièce une perle de collier.
On a signalé à diverses reprises dans des tumulis protohistoriques des perles rondes en terre cuite et des perles longues à coté en même matière. Mais le gros grain si habilement orné du tumulus de Freyssinge semble être plus original et d’un modèle plus rare.
L’objet en fer (fortement déformé et oxydé) trouvé dans la fosse G nous semble être l’extrémité supérieure d’un gros clou à tête rectangulaire et débordante .Le corps de cet objet pouvait avoir 0m008 d’épaisseur et la tête 0m016sur 0m012.
Monsieur Chassaing a trouvé en outre dans les déblais du tumulus deux scories de fer. Quant aux débris d’os ils étaient en trop mauvais état pour être identifiés. On doit cependant estimer qu’ils proviennent d’animaux. Les portions de dents ont permis de découvrir la présence du cheval dans le contenu des fosses.
Il faut ajouter qu’à  50 mètres du nord de ce tumulus le propriétaire en plantant des pieds de vigne (défonçage de 0m50 à 0m60) a trouvé des pierrailles superposées à de petites fosses qui allaient un peu en pente dans le terrain en forme de talus. Ces fosses contenaient des poteries écrasées et de la terre noirâtre.En conclusion, la présence de plusieurs fosses cinéraires dans un tumulus rappelle d’abord les grands tertres de la fin du monolithique et de l’ encolithique dont la masse abritait plusieurs sépultures, en cellas dolméniques ou en cistes. C’est le même système de sépultures multiples, mais la présence du fer dans le tumulus de Freyssinge nous mènes à une époque beaucoup plus récente, il faut aussi tirer argument de l’absence absolue de silex. La question se pose donc entre l’époque de «halstatt »et celle de la « cène ».

 

 



Mise à jour le Vendredi, 10 Décembre 2010 14:31

 
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